LES CYCLES

Flux entrant-flux sortant / Input-Output

LES INTERACTIONS ENTRE LES ELEMENTS ET LEURS FONCTIONS


Le développement de notre projet est axé sur les systèmes de flux entrant-sortant qui peuvent encourager la fertilité et la diversité naturelle. Cette stratégie de conception en permaculture vise l'autonomie en intrants, qui permet d'être résilients aux variations économiques des matières comme les engrais, les fourrages et bien d'autres.

Nous concevons des cycles vertueux, des circuits fermés autour des matières premières dont l'objectif est de valoriser les résidus pour intégrer à un cycle d'entropie positive. Le défi sera alors l'exportation des ressources produites sans appauvrir le circuit.

Afin de simplifier les circuits, un maximum d'éléments doivent servir plusieurs fonctions et pour la résilience visée, une fonction doit pouvoir être remplie par plusieurs éléments.


LES DIFFERENTS CIRCUITS A VALORISER


Premier cycle: Le sol

Une régénération du sol en accumulant de la matière organique, qui deviendra un humus fertile et soutiendra l' écosystème miniature et invisible du sol.

Le mulching, de la paille au Bois Raméal Fragmenté, du bois en décomposition aux engrais vert, des mélanges spécifiques de semences indigènes aux jachères;...tous les stratégies d'enrichissement du sol portent leurs fruits et offrent une chance aux futures générations humaines.


Deuxième cycle : l'eau

La retenue et le stockage de l'eau pour une distribution lente sur le terrain grâce à la création de mares, étangs ou baissières de toutes tailles. 

L'utilisation des espaces comme les toitures pour la récupération de l'eau et la création de canaux de drainage pour ramener l'eau aux nappes par percolation lente à travers le sol sont deux évolutions très différentes de nos méthodes actuelles. Ceux-ci sont pourtant extrêmement bénéfiques à l'ensemble de l'environnement terrestre, car ils soutiennent en particulier les écotones les plus riches, à la lisière entre terre et eau.

Sur les pentes, la gestion de l'eau sur les courbes de niveau et des points-clé (key point et key line) pour guider et répartir l'eau sur un terrain. Le principe premier d'une organisation en permaculture étant de pacifier les forces de l'eau et de toujours rendre l'eau empruntée plus propre à sa sortie du circuit qu'avant son usage pour les besoins humains.

De ce constat découle la nécessité de toilettes sèches, car l'épuration des eaux noires reste la plus gourmande en énergie et la plus néfaste d'un point de vue sanitaire.


Troisième cycle : Les plantes et les arbres

Le règne végétal soutient les règnes animaux qui en dépendent, peu importe leur place dans la chaîne alimentaire. La diversité de celui-ci est donc un facteur de stabilité écologique pour chaque créature vivante sur terre.

La vision humaine de rentabilité des végétaux appauvrit les écosystèmes. De la prairie au verger, la sélection végétale, qui s'établit uniquement du point de vue humain, débouche sur des déserts statiques, très différents du monde naturel.

L'implantation d'arbres fixateurs d'azote ou générateur de biomasse est le premier vrai pas vers le jardin-forêt; ceux-ci se chargeront de décompacter le sol et d'offrir leur biomasse à l'humus.

Si le sol forestier est typique grâce à sa teneur en humus, c'est précisément l'objectif visé par l'installation d'un jardin-forêt. Régénérer le sol fertile pour le long terme, tout en goûtant aux fruits de son travail présent.

La culture d'arbres à fruits comestibles, en imitant l'architecture harmonieuse d'une petite forêt est autosuffisante en fertilité et vise une abondance de fruits convertibles en énergie ou en engrais.


Quatrième cycle : Les animaux et la biodiversité

La production de fourrage pour les animaux est un poste qui engloutit un maximum d'énergie végétale. Les déchets produits par les animaux l'ayant consommée doivent retournés au sol pour qu'il préserve son équilibre.

Néanmoins, ils doivent être travaillés pour pouvoir rendre ce service. L'option que nous avons choisie et le compostage lent du fumier de l'hiver, afin de pouvoir profiter également de la chaleur perdue pendant sa transformation dans des systèmes simples de production d'énergie. Le reste du temps, nos petits moutons pâturent le chiendent survivaliste, en répartissant leur fumure.


Cinquième cycle : L'économie et le recyclage :

La diversité des activités sur nos sites est voulue dans un but de résilience future. Nous restons en activité permanente, du paysagisme à la récupération et l'upcycling, en cherchant à valoriser les ressources locales.

Nous restons les artisans de notre parcours.


Sixième cycle : L'humain et le partage

Collaborer à la création d'un réseau d'échanges utiles à la résilience de chaque partie.

Permettre l'apprentissage et la transition de chacun par la tenue de formations et par la mise en pratique sur le long terme.

Entretenir des relations avec la permaculture globale ou internationale pour évoluer par les échanges d'idées et d'expériences.